La voleuse de livres

Auteur: Markus Zusak
Editeur: PKJ
2019 / 631 pages
8.95

1939, en Allemagne nazie. Alors que le pays retient son souffle, une petite fille apprend à lire et à résister, pendant que la mort rôde…. C’est la Mort elle-même qui raconte cette histoire. Dotée d’un humour noir, sarcastique, mais compatissant, elle est témoin de la folie des hommes. Tout semble perdu d’avance, sauf quand se distinguent des enfants rebelles et des Allemands qui n’obéissent pas aux règles…

Avis:

 J’ai beaucoup aimé ce livre ! Il est très émouvant, empli à ras-bord d’émotions, comme il est très rare d’en trouver.

Liezel me ressemble un peu, sur certains points : son amour des livres, sa fierté, son fort caractère, sa persévérance, et quelques-unes de ses réactions. Elle est sensible, peut-être à cause de son passé, mais elle est aussi courageuse et solide dans ses convictions, et aime énormément ses proches. Je l’ai beaucoup aimée, elle est vraiment géniale…

 Max aussi est un personnage essentiel à l’histoire : sans lui, le récit n’aurait pas la même saveur, car il est un appui essentiel dans la vie de la jeune fille, du début à la fin… Il est celui qui lui fait se rendre vraiment compte de l’inégalité à l’intérieur du pays, et en qui elle retrouve un peu un frère… un modèle.

Mais beaucoup d’autres personnages sont vraiment intéressants : par exemple, le couple Hubermann, qui a un grand cœur, même si c’est un peu moins évident chez Rosa, la mère adoptive… Ilsa Hermann, généreuse et fragile, qui pardonne à Liezel ses mots, et ses actes, même les pires, et qui reste tout de même ouverte et généreuse envers elle… et Rudy, qui n’a peur de rien, et qui est fou amoureux de Liezel…

Les retrouvailles entre Max et Liezel ne sont pas détaillées : on ne peut qu’imaginer leur émotion, surtout après ce qui s’est passé… Et tant mieux comme ça !!!

Les vols de livres de la jeune fille ne sont pas toujours très spéciaux, mais plusieurs m’ont paru très beaux :

  • Celui dans la neige, après l’enterrement de son frère
  • Le livre non brûlé, dans le feu de joie, pour l’anniversaire d’Hitler. C’est l’opposé du premier, en quelque sorte : tristesse et joie, neige et feu…
  • Ceux, à moitié en cachette, chez Ilsa Hermann 

Ce livre est un des seuls que j’ai marqués de mes larmes… Il est très triste, surtout vers la fin, mais c’est une fin grandiose… et en quelque sorte, c’est dans l’ordre des choses, après tout car il s’agit de la Mort qui raconte ! Mais tout de même, je trouve que c’est un peu dur, mais après tout, c’est la guerre…

Pour tout dire, ce roman est un des livres en un seul tome, sans suite, que je préfère : il va vite entrer dans mon étagère des favoris ! C’est vraiment un gros coup de cœur !!!

  

 

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