Falalalala

Autrice : Emilie Chazerand
Editeur : Sarbacane Editions
2019 / 412 pages
18.00

On pourrait vous dire que ce roman est un véritable réservoir d’histoires folles, belles, humaines, hilarantes, bouleversantes, un conte d’aujourd’hui qui vous arrachera des torrents de fous rires et de larmes… mais on va se contenter de chanter que ce roman est Falalalalesque ! Chez les Tannenbaum, on est petit. Trois générations d’achondroplases, soit sept naines, gèrent Tannenland, le paradis des êtres miniatures.
Deuxième curiosité alsacienne après la cathédrale de Strasbourg, cette famille n’a rien d’ordinaire. Sauf peut-être Richard, 19 ans, le seul garçon de la tribu. Le seul grand, aussi…

Mon avis :

Ce roman est un véritable coup de cœur! J’en avais déjà beaucoup entendu parler, alors, au SLPJ de Montreuil, je me suis lancée. Je m’attendais à quelque chose d’assez génial, mais ce livre a largement dépassé mes attentes.

Dans cette histoire, on suit la vie de Richard et de sa famille assez peu commune: sept naines drôles, vives, énergiques et insouciantes, à côté de lui, le géant, le garçon, celui qui n’est pas à sa place dans cet univers minuscule. On va suivre le tourbillon de cette vie de famille pleine de rires et d’originalité.

Il y a pas mal de digressions, ce qui fait que, de temps en temps, j’étais un peu perdue, mais à la fin de chacune, je comprenais pourquoi elle était là. C’est bourré de souvenirs, de joie sans raison et d’optimisme.

Je me suis dit, à bien des moments, que c’était un peu bizarre, bazar, bref, étonnant. Mais mine de rien, même s’il n’y a pas vraiment de suspense, le livre est impossible à lâcher, littéralement. Dedans, on va être submergé par le flot d’émotions qui arrive à chaque page, que ce soit tristesse, joie, colère ou incompréhension.

Les personnages sont à la fois nombreux et peu nombreux. Il sont une vingtaine, mais à la fin du livre, on a l’impression de tous les connaitre depuis toujours. Mon personnage préféré? Je n’en ai pas. J’ai peut-être une petite préférence pour Ludovika, toujours pleine d’énergie, malgré la menace qui plane sur elle, ou pour Richard, qui, sous certains points, me ressemble peut-être un peu. En tout cas, ils sont tous géniaux, merveilleux, pleins de vitalité et d’optimisme.

Dans cette famille, très unie, certains mystères planent encore, et malgré Noël, qui prend beaucoup de place dans leurs petits spectacles, leurs gâteaux (…), cela assombrit un peu l’atmosphère joyeuse de cette petit communauté…

Mais je vous laisse en découvrir plus en lisant cette pépite…!

Tugdual – 1. Les cœurs noirs

Autrices : Anne Plichota – Cendrine Wolf
Editeur : Pocket Jeunesse
2016 / 456 pages
8.10

Ce qui peut leur arriver de pire : tomber amoureux… Serendipity, petite ville du sud des Etats-Unis. Tugdual, Mortimer et Zoé sont trois ados d’une famille peu ordinaire : ils sont dotés de pouvoirs surnaturels qu’ils doivent dissimuler. Mais un autre secret pèse encore plus lourdement sur leur cœur. Ils exercent malgré eux une attraction irrésistible sur les autres. Bien pire, cette attraction est mortelle pour ceux qui la subissent.
Et quand l’amour s’en mêle, la situation se complique dangereusement…

Mon avis :

C’est un immense coup de cœur pour ce début de trilogie! Compte tenu des autrices, je m’attendais, bien sûr, à ce que ce soit génial. Mais pas à ce point.

Tugdual, était, dans la série “Oksa Pollock”, mon personnage préféré. Les autres, je les trouvais pleins de qualités, drôles, attachants, et tout le tralala. Mais Tugdual avait quelque chose en plus. Je ne sais pas trop quoi, mais il était le seul qui me plaisait complètement. Alors, forcément, un livre qui racontait la suite de ses aventures, coupé de sa famille, de beaucoup de ses amis, de ses origines, ça me tentait depuis longtemps.

On va voir, dans cette trilogie, comment ils vont survivre malgré le fardeau qui est le leur: tuer, malgré eux,  ceux qui les aiment, d’un amour factice provoqué par leur malédiction.

Dans ce livre, pas vraiment de suspense, même si les autrices nous tiennent en haleine tout le long de l’histoire. Je ne sais pas pourquoi j’ai ressenti ça, mais toujours est-il que ça ne m’a pas manqué, le livre n’en a pas besoin. Il a bien d’autres atouts, comme les liens qui unissent Tugdual, Mortimer, Zoé, Barbara et Abakoum. Ils sont profonds, sincères, et prêts à supporter les tempêtes de leurs dures vies, je les ai beaucoup aimés. Tous, ils forment comme une famille, une famille de cœur, une famille nécessaire à leur survie, et j’ai trouvé que ça apportait beaucoup au livre.

Je pense qu’il vaut mieux lire “Oksa Pollock” avant de lire les “Tugdual”, et je vous conseille aussi fortement cette première série, et pour ceux qui l’ont déjà lue, alors les “Tugdual” seront parfaits pour continuer cette histoire best-seller!

Underlife

Autrice : Anne-Gaëlle Balpe
Editeur : Slalom
2019 / 234 pages
11.90

Les yeux rivés sur les falaises qui ceinturent l’horizon, la jeune Alix n’a qu’un rêve en tête : braver l’interdit de son père et fuir le carcan dans lequel son clan l’enferme pour explorer le monde. Mais un soir, malgré la présence protectrice de son ami, Jean, l’imprudence de la jeune fille fait basculer son destin. Projetée dans un monde inconnu appelé la Cité, Alix, qui n’a jamais voulu prendre la tête de son clan, découvrira qu’elle est pourtant désormais la seule à pouvoir sauver son peuple.

Mon avis :

Alix est la fille du chef de son clan… mais c’est une véritable rebelle! Lors d’une de ses révoltes, elle se retrouve dans un endroit inconnu, proche de la mort, et presque amnésique… Elle comprend alors que c’est sur elle que repose la survie de son clan.

Ce roman est très original, et je l’ai vraiment beaucoup aimé! Personnellement je n’ai compris qu’assez tard qu’on était dans une dystopie bien que la couverture suggère plutôt clairement une histoire dans le futur.

Mais ce n’est pas le seul aspect surprenant car les retournements de situation et  les révélations étonnantes sont très fréquentes. Le suspense du coup ne manque pas, et on est sans cesse en train de se poser des questions sur la suite du livre!

Enfin, je me suis beaucoup attachée aux personnages, particulièrement à l’héroïne qui est très courageuse et ferait tout pour son peuple…

  

Lulu et Nelson -1. Cap sur l’Afrique

Auteur : Charlotte Girard – Jean-Marie Omont
Illustratrice : Aurélie Neyret
Editeur : Editions Soleil
2019 / 64 pages
14.95

Printemps 1964, à Naples, en Italie. Lucia, dix ans, vit au sein d’une troupe de cirque avec son père, Roberto, et affectionne particulièrement son lion, Cyrus. Mais après un terrible incendie qui a tout ravagé, elle décide de surmonter sa tristesse et d’échafauder un plan… Des lions, il y en a en Afrique du sud ! Jamais à court d’idée, elle fugue et embarque à bord d’un cargo, avant d’être rejointe in-extremis par son père.
A leur arrivée à Durban, ils découvrent un pays en proie aux inégalités. Happés par une manifestation malgré eux, Roberto qui tente de défendre Nelson, un jeune garçon noir battu par un policier sans scrupules, se fait arrêter… Lulu et Nelson que tout tend à séparer se retrouvent unis autour d’un même combat : la quête de la liberté. 

Mon avis :

Malgré ma passion pour “Les carnets de Cerise”, j’ai eu du mal à me décider à acheter cette BD, mais j’aurais eu tort! Les dessins d’Aurélie Neyret sont absolument magnifiques et m’ont finalement convaincue de me la procurer au SLPJ de Montreuil.

Vous le savez, je ne suis pas une spécialiste de BD : mais celle-ci dépasse toutes mes espérances! Je m’attendais honnêtement à une histoire un peu enfantine, et voilà que je découvre une histoire au sens  profond sur l’apartheid que je viens juste d’étudier en cours.

C’est l’histoire poignante d’une petite fille  qui a perdu sa mère, et son “jumeau”, Cyrus, un jeune lion. C’est une BD qui m’a fait aussi réfléchir sur le racisme, les préjugés en général avec le personnage du jeune Nelson qu’elle rencontre en Afrique du Sud. Mais l’aspect plutôt grave de l’histoire est mêlé à des côtés plus légers, le tout à travers les yeux d’une fillette pleine d’espoir quant à l’avenir.

Une BD à conseiller à tout type de lecteurs, quel que soit l’âge! J’espère que la suite arrivera vite car on s’arrête en pleine action!

 

226 bébés

Autrice : Flore Vesco
Illustrateur : Stéphane Nicolet
Editeur : Didier jeunesse
2019 / 128 pages
12.00

A 76 ans, Chrysostome, dit Bert, fraîchement retraité, coule des jours heureux dans sa maisonnette. Jusqu’au jour où son jardin, situé au-dessus d’un trafic aérien de cigognes, se retrouve envahi par… 226 bébés ! Adieu calme et tranquillité. Or Bert ne compte pas se laisser enquiquiner par une tripotée de geignards. Ni une ni deux, il les installe dans une charrette et commence son périple. De village en bourgade, tous les moyens sont bons pour refourguer la marmaille : vente à la criée sur les marchés, adoptions par des princesses esseulées…
Moins 1 bébé, moins 10 bébés, moins 20 bébés… Ouf ! Moins 225 bébés ! Au bout du compte, le vieillard solitaire et bougon se laissera-t-il attendrir ?

Mon avis :

Voici un roman très original, digne de son autrice, Flore Vesco! J’ai vraiment beaucoup aimé cette histoire!

J’avoue qu’au départ le thème ne me parlait pas trop. Mais vu les retours positifs et parce que j’ai lu tous ses autres romans, je me suis laissé tenter. Et je n’ai pas été déçue.

Le héros, un homme qui vient de prendre sa retraite, voit atterrir dans sa nouvelle maison de plus en plus de …bébés, largués par des cigognes! Mais pas question pour lui de se laisser faire! Il compte bien se débarrasser de ces encombrants bambins! Va-t-il y parvenir? Vous n’avez plus qu’à lire le roman!

“226 bébés”est un roman court, facile à lire; mais on reconnaît bien la patte de son autrice! L’histoire est en elle-même assez enfantine mais tout est raconté avec un tel humour qu’on ne s’ennuie pas une minute.

L’écriture est toujours aussi agréable avec cette autrice! Les termes pour désigner les bébés sont nombreux et originaux, certains assez anciens à mon avis et j’ai beaucoup aimé ce petit plus! Elle dit qu’elle en a mis 126 différents, dont certains inventés! Il y a d’ailleurs à la fin du livre des pages de jeu sur le vocabulaire du livre et c’est vraiment bien fait! J’ai été vraiment heureuse de rencontrer Flore Vesco au SLPJ de Montreuil: elle m’a partagé son mot préféré (“s’escargoter”) et c’était aussi drôle que ses histoires !

C’est décidément une autrice que je continuerai à suivre!

  

Fonteclose – Le trésor de Charette

Autrice : Vanessa Pontet
Editeur : Slalom
2019 / 304 pages
11.90

Quand les Perceval déménagent au manoir de Fonteclose pour y ouvrir un hôtel-restaurant, ils doivent se rendre à l’évidence, leur maison est hantée ! Et les fantômes ont bien l’intention de les chasser, car ils ont une mission : veiller sur le célèbre trésor du général Charette, héros des guerres de Vendée. Mais l’arrivée du wifi a changé la donne, et le pouvoir des ondes menace leur secret ! 

Mon avis :

Univers de fantômes, bruits étranges, apparitions suspectes…: j’ai vraiment aimé ce roman!

On suit dans ce livre deux familles: une assez ordinaire, l’autre un peu plus étrange… composée de fantômes qui gardent un mystérieux trésor dans un manoir hanté. Mais la cohabitation est compliquée et cela ne va pas s’arranger au fil des pages!

Certes, le scénario est assez simple, mais j’ai quand même passé un très bon moment de lecture! C’est un livre intéressant, qui met en avant les relations humaines qu’une cohabitation forcée peut malmener!!!

Les personnages sont  nombreux, mais ils sont tous très approfondis, avec leur caractère et leur rôle bien à eux! On s’attache à tous, même à certains qui ne jouent pourtant pas un rôle important, sans faire de distinction entre humains et fantômes.

C’est une histoire palpitante et souvent drôle, que je vous conseille fortement!

  

Frnck – 5. Cannibales

Scénario : Olivier Bocquet
Dessin : Brice Cossu
Couleurs : Yoann Guillo
Editeur : Dupuis BD
2019 / 65 pages
10.95 € 

Suite à une éruption, toute la tribu s’est réfugiée sur un tronc d’arbre, embarcation de fortune, pour fuir la colère du volcan. Comme Franck est le dernier à avoir vu Léonard et Gargouille, tout le monde l’accuse de les avoir laissés mourir… Et il peut difficilement expliquer qu’ils ont été expédiés au XXIe siècle via le lac par lequel lui-même est arrivé dans la préhistoire ! Franck n’a pas le temps de se remettre de toutes ces révélations qu’il est fait prisonnier par une tribu de cannibales dirigée par une cheffe cruelle dont la fille est une vieille connaissance de Franck…

Mon avis :

Vous me reconnaissez sur la vignette??? Moi aussi j’ai été catapultée dans la Préhistoire, comme Franck (Frnck) le héros! Et je ne suis guère rassurée avec ces cannibales à nos trousses!!!

Vous l’avez compris, j’ai vraiment beaucoup aimé cette BD, moi qui d’habitude n’en lis pas particulièrement! Le scénario est très facile à comprendre, même si on n’a pas lu les tomes 1 à 4 (comme moi). D’ailleurs, depuis j’ai acheté et lu le tome 1 car j’avais trop envie de connaître le début des mésaventures de Franck!!!

Franck, ado de 13 ans, est téléporté dans la préhistoire au début de son aventure et doit faire face cette fois-ci à des cannibales peu accueillants!!! Et ce, alors qu’il vient de s’attirer les foudres de toute sa nouvelle tribu… 

J’ai beaucoup aimé le principe de l’histoire, assez original, complètement fou, mais surtout génial! Il offre plein de possibilités farfelues, et j’ai hâte de lire les autres tomes (2-3-4 et le 6 édité bientôt je crois), pour voir ce que ça rend!

Le graphisme est très intéressant, et sans lui, l’histoire serait beaucoup moins drôle à lire! L'”intrusion” de Franck dans la préhistoire est montrée de manière ironique: son manque d’anticipation face aux dangers, la manière dont il persiste à vouloir faire comprendre son monde aux hommes préhistoriques… On voit bien le décalage entre lui et la préhistoire, et c’est représenté de manière comique.

Même si c’était court à lire, j’y ai pris beaucoup de plaisir, et je vous conseille fortement cette BD!

Le seigneur des anneaux – 2. Les deux tours

Auteur : J.R.R. Tolkien
Editeur : Folio Junior
2007 / 596 pages
8.70

Le royaume de Gondor s’arme contre Sauron, le seigneur des ténèbres, qui veut asservir tous les peuples libres, hommes et elfes, nains et Hobbits. Mais la vaillance des soldats de Minas Tirith ne peut rien contre la puissance maléfique de Mordor. Un fragile espoir, toutefois, demeure : le Porteur de l’Anneau s’approche de la montagne où brûle le feu du destin, seul capable de détruire l’Anneau Unique et de provoquer la chute de Sauron… 

Mon avis :

J’ai beaucoup aimé ce second tome du Seigneur des Anneaux. Il était bien moins long que le premier, ce qui a rendu la lecture plus facile, puisque pour le tome précédent, je le lisais de manière tellement espacée dans le temps que je ne me souvenais plus d’une partie de l’histoire…

Dans ce tome, ce qui est intéressant, c’est qu’on voit les héros de manière plus indépendante, et cela nous permet de mieux saisir le fonctionnement de chacun.

Encore une fois, c’est un livre empli de créatures étranges, qui sont toutes plus étonnantes les unes que les autres… Au programme, arbres vivants, civilisations imaginaires un peu oubliées, et des tas d’autres surprises!

Par ailleurs, si il n’y a vraiment de suspense puisque c’est un roman trèèèèèèèèèèès descriptif, il y en a en quelque sorte, au travers de mystères révélés tardivement, de personnages ou évènements très surprenants, de quelque objet magique qui apparait, aux pouvoirs impressionnants .

Dans ce tome, on se prépare aussi à la bataille finale, je pense, et la tension monte en terre du milieu! L’auteur approfondit plus, je trouve, aussi, les légendes, et on en sait ainsi plus sur certains points qui restent obscurs dans le premier livre.

Bonne lecture (et bon courage, c’est un gros pavé)!

 

La légendes des quatre – 1. Le clan des loups

Autrice : Cassandra O’Donnell
Editeur : Flammarion Jeunesse
2018 / 352 pages
15.00 € 

Loup, tigre, serpent, aigle : quatre clans ennemis. Les Yokaïs, créatures tantôt humaines, tantôt animales, vivent dans une harmonie fragile. Maya, l’héritière du clan des loups, et Bregan, du clan des tigres, sont les garants de la paix. Mais pourront-ils résister à leurs instincts profonds pour sauver leurs tribus ? 

Mon avis :

Au SLPJ de Montreuil, je me suis laissé tenter par le premier tome de cette série que j’avais repérée il y a longtemps! J’ai même pu rencontrer l’autrice Cassandra O’Donnel!

Bregan, l’héritier des tigres et Maya, l’héritière des loups, sont les héros de cette histoire. Ce sont des Yokaïs qui prennent une apparence humaine ou animale, selon leur choix. Mais de vieux conflits couvent, et tout peut rapidement dégénérer en guerre entre quatre clans Yokaïs (loups, tigres, serpents, aigles), ou contre les humains…

En plus des quatre héros on rencontre d’autres personnages aussi intéressants les uns que les autres, et très  approfondis par l’auteur. Les interactions entre eux sont vraiment intéressantes: on suit leurs conflits, leurs préjugés, et même des amitiés inédites.

Dans ce roman c’est tout un monde qu’on imagine au début, et qui devient de plus en plus concret au fur et à mesure de la lecture: clans, instincts, conflits, et surtout, la limite floue entre la limite floue entre la part animale et la part animale de chacun.

Il y a de nombreuses surprises au cours de l’histoire, et cela me donne vraiment envie de continuer cette saga qui comprend pour l’instant deux autres romans.